Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Moteur action !

Moteur action !

Infos et critiques sur les sorties cinéma et séries TV / lieu d'échange destiné aux passionnés.

TRANSFORMERS the last knight : un Hasbro et au lit

Affiche US du film (copyright Paramount).

Les robots géants transformables à volonté sont de retour dans ce 5e opus tonitruant et moyênageux.

Quelques années après la bataille de Hong-Kong, les Transformers n'ont plus droit de citer sur Terre. Ils sont traqués sans relâche par une unité spéciale du gouvernement US.

Pour leur échapper, ils se cachent dans les villes en ruines, dévastées par les affrontements entre Autobots et Décepticons.

Cette fois, les humains vont devoir faire face à un danger bien plus grand que seule une poignée d'entre eux pourra repousser avec l'aide des gentils Autobots.

Michael Bay persiste et signe dans l’invraisemblance, les défauts de raccords, la surenchère de tôle froissée et surtout dans l’imbécilité.

Transformers ou l'Histoire revue et corrigée

Bay a laissé parler son imagination et ses nombreuses influences littéraires et cinématographiques. A l'en croire, les Transformers - qui sont parmi nous depuis longtemps, ça tout le monde le sait - ont joué un rôle bien plus important qu'on ne le pense dans notre Histoire.

"Ah bon  ! Ils ne se sont pas vraiment cachés alors ?! Il faudrait savoir !".

Eh non ! Figurez-vous qu'ils ont pris part aux batailles du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, en leur confiant notamment un artefact d'une grande valeur que seule une âme noble pourrait utiliser dans le futur. Ici, on sent évidemment la patte spielbergienne (normal, c'est lui qui produit) et en particulier Indiana Jones au travers de la quête des personnages : des énigmes à résoudre pour débusquer une clé, le personnage central (Mark Wahlberg, à la ramasse) protecteur d'un artefact ancestral, une gigantesque chasse au trésor... Bref, le réalisateur n'a pas lésiné sur les empreints.

Sans compter que nos "amis aliens" nous ont aussi aidés à vaincre les Nazis durant la 2e Guerre Mondiale (mention spéciale à Bumble Bee et son camouflage façon Résistance).

Le schéma narratif est complètement chamboulé et on a droit à une débauche de nouveaux personnages, aussi bien humains que aliens (ou alors c'est juste pour montrer qu'il avait la possibilité d'en rajouter un paquet à l'image). Mais diable qui est ce curieux châtelain britannique interprété maladroitement par le pourtant talentueux Anthony Hopkins ?? NB : il est flanqué d'une espèce de R2-D2 venu tout droit de Cybertron qui lui sert de majordome et de garde du corps. Ça, c'est pour respecter le cahier des charges côté humour.

Ouvrez bien l'oeil car il va faire le lien avec les Witwikis, qu'on n'avait pas vus dans la saga depuis La face cachée de la Lune... 

Cette version semble prendre des allures de fin du monde, comme si Bay voulait rejouer sa partition Armaggeddon exploitée 20 ans auparavant. En tous cas, son style et sa patte n'ont absolument pas changé : le héros et sa belle, des dialogues tantôt grandiloquents tantôt insipides (mais pourquoi avoir voulu faire de certains Autobots des personnages hyper cools avec un langage d'adolescent attardé ?!), une orgie de scènes d'actions, la surenchère de tôle froissée ... Rien de plus qu’un Fast & Furious 2.0 ! A la limite, on aurait préféré Vin Diesel ou Jason Statham au pauvre Mark Wahlberg.

Passez votre chemin gentes dames et gentes damoiseaux !

A nul sacrifice, nulle victoire ! ;-)

Bande-annonce française.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article