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Moteur action !

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Infos et critiques sur les sorties cinéma et séries TV / lieu d'échange destiné aux passionnés.

Jason Bourne : trop tumultueux, trop musclé, trop...

Jason Bourne : trop tumultueux, trop musclé, trop...

Le secret d'un bon Jason Bourne c'est un personnage principal qui se réveille d'une longue léthargie prêt à en découdre après quatre épisodes et un spin off raté, des méchants très méchants, une intrigue au cordeau et des scènes d'action et/ou courses poursuites interminables...

Dans le rôle titre, on retrouve enfin Matt Damon, remplacé lamentablement par Jeremy Renner le temps d'un spin-off inutile. Il a pris de la bouteille, mais les réflexes sont toujours là. Qu'il s'agisse de franchir une barrière de policiers au beau milieu d'une émeute en Grèce, de se fondre dans la masse ou de s'introduire dans une salle de conférence, Bourne se tire d'affaire à chaque fois en utilisant sa capacité à détourner l'attention et subtiliser des objets (armes en tout genre, clés, téléphones, micro-caméras, badges...). C'en est presque surnaturel, tel ces personnages de RPG chers aux gamers et qui peuvent stocker des artefacts dans des coffres, armoires... et s'en servir à des moments clés de la partie.

Les super vilains ne sont pas en reste... (en cours de rédaction, il faut que je file à la maternité 😋).

Face à Bourne donc, c'est Tommy Lee Jones qui incarne un directeur de la CIA vieillissant, fourbe et corrompu jusqu'à l'os, tout aussi opiniâtre et bougon que le Sam Gerard du Fugitif (petit clin d'oeil au passage).

Son bras armé est campé par Vincent Cassel, juste imbuvable tant il joue à fond la carte de l'agent dormant - exécutant sans scrupules ni émotion aucune. Rien de plus qu'un robot qui récite son texte. Je lui préfère largement Clive Owen dans La mémoire dans la peau et Karl Urban dans La mort...

Seule consolation, une analyste zélée aux intentions troubles jouée par la sexy Alicia Vikander (Oscar du meilleur second rôle féminin en 2016 pour The Danish Girl sorti un an plus tôt). La présence féminine étant réduite à sa plus simple expression après quelques minutes de présence de Julia Stiles (déjà présente dans les trois premiers opus), il fallait bien lui trouver une "remplaçante".

Tout cela pour dire que, sur cette question, JB lorgne joyeusement sur son homologue british aux initiales identiques dont l'univers laisse peu de place aux femmes - à l'exception de la récente saga version Daniel Craig.

Il convient malgré tout de reconnaître à Paul Greengrass la totale maîtrise de son sujet et son étonnante faculté à mettre le récit au goût du jour.

Dès les premières minutes, on reconnaît la patte de celui qui a déjà donné vie deux fois au personnage littéraire créé par Robert Ludlum, grâce à une alternance de cadrages qui renforcent le ton anxiogène du film. Serrés, précis, rapides (les plans de l'émeute sont à couper le souffle), ils ne laissent aucun répit au spectateur et c'est quand-même ce que l'on espérait de cette suite tardive.

Personnellement je l'ai trouvé ennuyeuse et trop nerveuse. Le temps de comprendre une scène, on passe déjà à une autre séquence, un autre décor et ainsi de suite. Cette fois, c'en est trop de Jason Bourne. Messieurs les producteurs et scénaristes, vous seriez assez aimables de nous proposer quelque chose de plus original que des adaptations de suites litteraires aboutissant à des prequels, sequels et autres spin-offs.

J'aborderai d'ailleurs cette question dans un prochain article.

Pour l'instant, il est temps pour moi de rejoindre femme et enfant. Un peu de douceur dans ce monde de brutes épaisses :-)

Allez, j'y vais, je vais être à la bourr(n)e ! ^^

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