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Kong Skull island... Tonnerre sous les tropiques version XXXL

Kong Skull island... Tonnerre sous les tropiques version XXXL

C'est toujours la même rangaine avec un blockbuster (ou films à gros budget), on se laisse très vite séduire par l'ambiance, les effets visuels, les cadrages, le casting etc.

Mais méfiez-vous... Ne vous laissez pas impressionner par le pseudo-discours moralisateur sur l'humain-conquérant (l'observateur qui saccage un écosystème en toute indifférence) ou sur l'écologie (le roi Kong en dieu tout puissant sur son île, protecteur des rares humains qui y vivent). Tout ceci n'est que pur marketing pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Restez bien jusqu'à la fin du générique pour comprendre la stratégie de Warner... Je m'arrête ici sous peine de vous gâcher la surprise (si l'on peut dire car on peut trouver les infos sur plusieurs sites web bien renseignés ;-)).

Je cite exprès Tonnerre sous les tropiques de Ben Stiller (2008) car l'humour ne manque pas dans cette version, contrairement au très sérieux King Kong de Peter Jackson sorti trois ans plus tôt, de même que les multiples références aux années 70 que les cinéastes reprennent allègrement lorsque l'action se déroule en cette période trouble de notre histoire : la guerre du Viêt Nam, Nixon, les morceaux pop rocks balancés à plein tube depuis des hélicos en formation serrée au dessus d'une jungle hostile. Cependant, la référence qui vient immédiatement à l'esprit est naturellement Apocalypse now du maître Francis Ford Coppola.

Côté casting, on retrouve Samuel L. Jackson en colonel belliqueux souhaitant en découdre avec le primate géant. Pour l'anecdote, nous l'avons déjà aperçu aux côtés d'un primate en short en 2016 et de ses frères gorilles, j'ai nommé Tarzan.

Tom Hiddelston a laissé son costume de Loki de la saga Avengers-Thor pour endosser celui d'un traqueur ex-commando spécialiste des animaux sauvages. Question (et regret) : où est passé le dur-à-cuire du début qui fracasse plusieurs adversaires dans un bar ?? Eh oui ! Il n'a plus qu'un rôle effacé dans la deuxième partie du film, et des répliques d'une nullité et d'une bienveillance confondante.

La faute à Brie Larson dont il devient le prince charmant sans doute... C'est l'un des deux atouts féminins du film (l'autre étant une scientifique interprétée par une parfaite inconnue). Le réalisateur a évité l'écueil sexiste en lui donnant plus de poids (ndlr : je ne fais pas allusion à sa corpulence...) que ses prédecesseures dans le rôle récurrent de la "femelle" captive du grand singe, réveillant ses instincts sexuels primitifs (rappelons qu'il est seul sur l'île du Crâne, you see ;-)). C'est la photographe de l'expédition, qui, en plus d'en prendre plein les yeux, va prendre fait et cause pour Kong. On retiendra une scène surréaliste où les rares survivants font face à une horde de reptiles antédiluviens avec pour seules armes leur fusils mitrailleurs... ou leur appareil photo. Pratique pour mitrailler donc ^^ (et hop, blague pourrie du jour bonjour).

La surprise du chef s'appelle John C. Reilly dans la peau d'un pilote américain de la 2e Guerre Mondiale piégé depuis près de trente ans sur l'île. Il amuse par son côté vieil ermite ayant un train de retard sur ses congénères surgis de nulle part.

En tous les cas, ce Kong est un vrai film pop-corns ! Tous les ingrédients sont réunis pour passer malgré tout un bon moment, sans réflexion évidemment...

Quand on est Kong, on est Kong ! [Diable ! Je suis fatigué sur ce coup-là ;-)]

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