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Moteur action !

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Infos et critiques sur les sorties cinéma et séries TV / lieu d'échange destiné aux passionnés.

Logan : malgré des scènes ultra violentes, une version plus humaine et touchante du célèbre héros griffu et bourru.

Logan : malgré des scènes ultra violentes, une version plus humaine et touchante du célèbre héros griffu et bourru.

A en croire Hugh Jackman en 2015, il en avait fini avec Wolverine. Si tel avait été le cas, Logan aurait été une très belle conclusion à cette série de spin-offs centrés sur un des personnages les plus passionnants, mystérieux et emblématiques des X-Men (assez inégale soit dit en passant). Ça c'était en 2015... Il semblerait que le comédien soit revenu sur sa décision à la lecture d'un scénar qui le mettrait aux prises avec Deadpool !

Avec Logan, les studios MARVEL confirment leur positionnement auprès d'un public plus adulte, pour ne pas dire plus mâture. Jusqu'à présent, la transposition sur grand écran des aventures des Avengers ou des X-Men étaient trop aseptisées, trop lisses, de façon à répondre à la demande d'un public de plus en plus large.

Un virage à 180 degrés en matière de violence 

Le changement est survenu avec Deadpool en 2016. Les ressources étant inépuisables, MARVEL s'est mis en tête de porter à l'écran tous les personnages de son univers, quitte à mettre en scène un personnage décalé, vulgaire, adepte de la scatologie, le tout dans un récit empreint d'ultra-violence. Pas très "Disney compliance" tout ça...

Cette expérience s'est poursuivie à la télévision grâce aux séries développées avec Netflix (oui, je sais...) et proposées sur sa plateforme depuis 2015. En effet, tous ceux qui ont vu ou entraperçu Daredevil, Jessica Jones ou Luke Cage (ndlr : Iron Fist vient tout juste de rejoindre les super-héros new-yorkais), ont fait le constat de séquences hyper violentes voire trash. En gros, l'hémoglobine y coule à flots, loin devant les petits camarades du cinéma (exception faite de Deadpool donc).

Il n'y avait donc pas de raison pour que le dernier opus consacré à Wolverine (aka Serval ou Logan en BD) déroge à cette règle.

Le choix du titre

Pourquoi Logan et plus Wolverine ? Plusieurs raisons à ce choix inédit mais aussi une manière de rompre avec le passé. Rappelons qu'il existe dans les BD Marvel une multitude de versions car dessinées par plusieurs artistes aux talents variés mais aussi aux choix scénaristiques divers. Autant de raisons de se perdre dans les dédales d'un récit aux multiples et incompréhensibles rebondissements : les X-Men qui meurent et ressuscitent, Wolverine tuant les 4 Fantastiques (qui reviennent quelques numéros plus tard), des affrontements entre équipes de super-héros... Finalement, le cinéma a suivi cette logique.

Cette fois, les scénaristes se sont penchés à raison sur la série de comics lancée en 2008 par Mark Millar et Steve McNiven  et connue sous le titre de Old Man Logan. Ils y ont imaginé une réalité alternative à celle des X-Men, un monde parallèle dans lequel les super vilains dominent. Cela se traduit à l'écran par un climat post-apocalyptique (ou post Apocalypse...) et une image poussiéreuse (l'action se déroule au Nouveau-Mexique) qui ne font que renforcer l'aspect vieillissant du héros mais aussi de son mentor devenu sénile, le professeur Xavier. Eh oui, Wolverine se fait vieux et ne guérit plus. La disparition progressive de son précieux pouvoir lui confère véritablement une dimension humaine (dans le récit il doit combattre un nouvel ennemi : une étrange maladie qui le ronge et l'affaiblit).

Ce troisième long métrage, issu de la série concentrée sur la naissance et l'évolution de cet électron libre, dénué de tout instinct grégaire et pourtant membre indispensable et actif des X-men, est ainsi censé clôturer la suite de spin-offs qui lui était dédiée. Les spectateurs peu familiers du Marvel Universe en apprendront donc un peu plus sur la vie civile du héros, à commencer par son nom - James Howlett, rien à voir avec HP :-P - mais aussi un nouvel élément qui ne manquera pas de vous surprendre.

Cela n'aura sans doute échappé à personne : il est plus souvent question dans le récit de Logan que de Wolverine. Il s'agit d'un surnom intime que lui donnent ses amis et ses proches, sa seule et unique famille - les X-men - et renvoie à l'alter ego humain de Wolverine, qui a cette fois cédé sa place sur l'affiche. On notera la sobriété du titre, à l'instar des opus précédents : aucune catch phrase (sauf en VF : "son heure est venue"), une titraille imposante en gros caractères sans empattements. Tout est dit...

Les raisons d'aller le voir

- c'est la troisième collaboration entre le trop rare et talentueux James Mangold et Hugh Jackman : Kate et Léopold (2001) puis Wolverine : Le Combat de l'immortel (2013) ;

- Logan est à voir comme une oeuvre personnelle, loin des franchises de super-héros manichéennes auxquelles nous sommes habituées ;

- Une ambiance apocalyptique qui rappelle celle de Mad max ou de Terminator (les mercenaires chargés de capturer Wolverine font penser à des cyborgs) ;

- La mise en abyme : Jackman arrachant une BD des X-men des mains de sa jeune protégée (c'est toujours super jouissif :-)) ;

- La présence d'enfants aux pouvoirs particuliers : on peut y voir le reflet des X-men, puisque c'est un certain Charles X qui les a découvert dès leur plus jeune âge. S'agit-il de la relève cinématographique ? Mystère...

En bref, je vous invite à découvrir un film sans fioritures, tantôt violent, tantôt touchant, qui vous laissera sûrement quelques séquelles (attention je n'ai pas dit sequels ^^, quoique...).

En 4D, ça va saigner !

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